Entretien; Sur l’abattoir de Bujumbura – Sa délocalisation vers Muzinda est pour bientôt

Construit en 1960 et situé en plein quartier résidentiel, l’abattoir de Bujumbura est vétuste avec un équipement obsolète ne répondant plus aux exigences environnementales et sanitaires. Selon Hubert Mbabazi, directeur général de la Société de gestion de l’abattoir de Bujumbura (Sogeabu), la situation géographique actuelle de l’abattoir présente des risques sanitaires et environnementaux non négligeables.

Aujourd’hui, a dit M. Mbabazi, les odeurs dégagées par la bouse ainsi que, le traitement et l’évacuation des eaux usées présentent des risques de pollution avec des conséquences sanitaires considérables. Raison pour laquelle, en collaboration avec le gouvernement et avec l’appui des bailleurs l’abattoir va être délocalisé vers la zone Muzinda de la commune Rugazi en province de Bubanza.

Sur la question de savoir ce que sera la coopération entre les abatteurs exerçant actuellement à Muzinda, le directeur général de la Sogeabu n’y va pas par quatre chemins. Il n’y a pas d’abattoir à Muzinda comme à Kanyosha. C’est une anomalie administrative et ceux qui opèrent sont des hors-la-loi car même leurs abattoirs ne sont pas aménagés.

Concernant à la capacité de l’abattoir qui sera construit, M. Mbabazi a indique que cette infrastructure aura la capacité de 250 bovins, 300 petits ruminants, à savoir les chèvres et les moutons, par jour, alors que l’actuel a la capacité de 100 bovins par jour. S’agissant des porcs, au sein de l’abattoir, il y aura une infrastructure propre à l’abattage de cette catégorie d’animaux en vue de respecter les mœurs et les coutumes des uns et des autres.

Les études de faisabilité et les moyens financières déjà disponibles

Concernant la date de lancement des travaux, le directeur général de la Sogeabu a indiqué que les moyens financiers, les études de faisabilité et toutes les autorisations sont disponibles. Au niveau de la société, les activités peuvent démarrer dans un mois.

Le seul problème, a-t-il souligné, réside dans la viabilisation du site sur lequel l’abattoir sera érigé. «L’attribution du marché de viabilisation dudit site a été déjà faite et ça fait deux ans que nous attendons que les travaux débutent mais en vain », a affirmé le directeur. Il a fait savoir que la société compte approcher le ministère ayant l’urbanisme dans ses attributions pour solliciter l’autorisation de lancer les travaux préliminaires.
CHARLES MAKOTO