Croix-Rouge; Premiers secours en cas d’accident – Des gestes simples qui sauvent

Les notions de premiers secours sont des notions basiques. Tout ménage devrait avoir quelqu’un qui a appris ces notions et capable de poser les bons gestes qui sauvent. Ces derniers peuvent être administrés par toute personne apte à comprendre et à agir. Ce sont des gestes tellement importants qui sont le début du maillot de la chaîne de secours.
Selon Vénérand Nzigamasabo, chef du département gestion des catastrophes et assistance aux vulnérables à la Croix-Rouge, tant qu’au niveau le plus décentralisé, il n’y a pas de gestes de premiers secours, c’est que le maillot est rompu et le risque d’acheminer des victimes déjà en état grave est très grand. Ainsi, il faut prévenir par des gestes qui sauvent dès la maison pour garantir la sécurité des victimes jusqu’au niveau des structures spécialisées.

D’abord maîtriser et comprendre

En premiers secours, il faut d’abord maîtriser et comprendre ce qu’on va faire afin de pouvoir le faire. C’est d’abord la main puis le cerveau. Pour les accidents cardiaques, il y a des gestes simples de réanimation cardio-ventilatoire, c’est notamment les gestes de réanimation cardio-vasculaire, la réanimation cardiaque. Le cœur est un muscle un peu spécial, même un arrêt une fois stimulé, se remet à battre.
Pour M.Nzigamasabo, la compression cardiaque ou la bouche à bouche, ou encore la bouche à nez peut facilement réanimer quelqu’un avant que la personne arrive dans les structures spécialisées. Dans chaque ménage, il devrait y avoir un secouriste car il s’agit des gestes qui ne demandent pas des connaissances techniques, professionnelles et scientifiques. Il suffit de les apprendre et les pratiquer. « Des gestes simples qui sauvent parce que arrêter l’hémorragie ou immobiliser une fracture, ne demandent pas des notions d’anatomie ou de physiologie », a-t-il indiqué.
En cas de situations de conflits armés, Vénérand Nzigamasabo a indiqué qu’il faut par principe secourir sans périr dans la mesure où tant que votre sécurité est en danger, il ne faut pas y aller parce qu’on n’est pas d’abord responsable de la situation ou du conflit. Ensuite, au niveau du mouvement international de la Croix-Rouge, il y a un mandat spécifique pour le Comité International de la Croix –Rouge (CICR) d’intervenir dans les situations de conflits armés. C’est le CICR qui prend le lead, dans la conduite des opérations en cas de ce genre de conflits. Si le CICR juge que la sécurité des secouristes (les premiers intervenants) est garantie, on peut facilement secourir.
Au niveau des principes généraux, le premier c’est la sécurité de soi-même, des victimes mais aussi de leurs biens. « Voilà le principe qui nous guide », a-t-il souligné.
Yvette Irambona