ZONE NGAGARA; Problématique des eaux uses – Elles risquent de nuire à la santé de la population

Le long de la route nationale numéro 9 (RN9) est parfois menacé de destruction. Dernièrement cette route était victime de coupures sur certains tronçons lors des manifestations qui se passaient dans les zones de Ngagara et Cibitoke. Aujourd’hui, elle souffre des eaux usées qui l’assiègent tout le long du camp policier de Ngagara.
Le lundi 14 septembre 2015, la rédaction du quotidien «Le Renouveau» s’est rendue sur terrain pour constater l’état des lieux. Arrivé à cet endroit, on a été accueilli par une odeur nauséabonde due à des étendues d’eaux stagnantes. Ces eaux gênent la circulation aussi bien des conducteurs que des piétons. Elles risquent de causer des maladies contagieuses comme le choléra et autres à la population environnante car des matières fécales y sont présentes aussi. Nous avons approché un regard d’une fosse septique débordée et nous avons pu constater que des extraits des matières fécales circulent à son bord.
Sur la question de savoir réellement la cause, nous nous sommes entretenu avec un employé de la Setemu (Services techniques municipaux) qui attendait l’arrivée des camions citernes de vidanges. Il nous a indiqué qu’il s’agit soit d’un débordement des fosses septiques des particuliers, soit des tuyaux qui acheminent les déchets des toilettes vers un endroit qui leur est réservé qui sont cassées ». Il nous a aussi informé qu’il y a plus d’une semaine que ces eaux usées débordent la route. Durant cette période, aucun travail n’a été envisagé pour endiguer ce fléau.

Les piétons ont peur

Notre rédaction a approché aussi les piétons de cet endroit qui nous ont confié que bientôt, ils vont abandonner ce passage car, disent-ils, « nous risquerons d’être contaminés par des maladies causées par cette odeur. Les véhiculent jettent sur nous ces eaux puantes même si on est bien habillé », ont indiqué nos interlocuteurs. Les conducteurs interrogés ont répondu qu’ils n’ont pas d’autre choix car ces eaux occupent presque toute la largeur de la route. La mairie de Bujumbura devrait trouver dans les meilleurs délais une solution durable pour régler ce problème qui risque de causer diverses maladies aux usagers de cette route et à la population environnante.

VINCENT MBONIHANKUYE (stagiaire)