QUARTIER CARAMA; La carence du transport en commun pendant la matinee – Elle provoque des retards inattendus

Pendant la période scolaire, les fonctionnaires de l’Etat, les étudiants et élèves ainsi que d’autres personnes résidant à Carama rencontrent un problème majeur de déplacement. Le transport en commun fait défaut dans cette localité pendant la matinée.
La rédaction du quotidien Le Renouveau s’est rendue sur terrain le mardi 22 septembre 2015 pour constater l’état des lieux. Au-delà de 06h du matin, aucun bus ou minibus ne se trouvent à Carama. Des grandes lignes de personnes qui attendent désespérement l’arrivée des bus s’observent aux bords de différentes avenues de ce quartier. Ceux qui veulent se déplacer sont obligés de prendre une moto ou un taxi vélo dont le prix peut aller au-delà de 300 FBu pour arriver là où ils peuvent trouver un bus. C’est soit à Mutakura, soit au marché de Kinama. Si quelqu’un décide d’attendre un bus, il peut attendre plus d’une heure.
Certains des utilisateurs des bus ont indiqué que ce manque de bus est parfois à l’origine des retards qu’ils enregistrent à leurs lieux de travail. « Nos patrons ne nous comprennent pas ; nous avons peur qu’ils vont nous infliger des sanctions y relatives», ont dit les personnes œuvrant dans des sociétés privées.

Œuvres des bienfaiteurs

La population de Carama est animée d’intention de solidarité et d’entraide. En effet, pour ce problème touchant surtout les habitats à faibles moyens, ceux ayant des véhicules prennent avec eux des gens trouvés le long des routes. « Sans ce geste d’union, beaucoup d’employés vivant ici risqueraient d’abandonner leur travail ou seraient obligés de déménager de ce quartier éloigné par rapport aux autres», ont affirmé les gens qui attendaient les lifts. Un chauffeur d’un bus trouvé à Mutakura a répondu à la rédaction qu’ils préfèrent y rester pour la moindre consommation du carburant car, dit-il, le quartier de Carama est éloigné du centre ville. La population de ce quartier demande à l’Etat d’y affecter au moins trois bus « Otraco » pour le déplacement des fonctionnaires et autres passagers.

Vincent Mbonihankuye (stagiaire)