PREMIERE VICE-PRESIDENCE; Audience accordée au directeur du journal Iwacu – Les échanges ont porté sur la réouverture des médias indépendants

Le premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo a reçu en audience le directeur du journal Iwacu, Antoine Kaburahe, le lundi 14 septembre 2015. Les échanges ont porté sur la réouverture des médias indépendants. M. Kaburahe a dit qu’il faut garder à l’esprit que l’essentiel est comment construire une vraie démocratie au Burundi avec des médias indépendants fonctionnels.

A la sortie de l’audience, M. Kaburahe a informé que c’était une prise de contact. Il a apprécié le geste et a saisi cette occasion pour lui dire ce qu’il pense sur la situation actuelle après la tragédie qui a détruit les médiats indépendants. Il lui a exprimé ses sentiments de frustration par rapport à ce qui s’est passé. Il a dit que le premier vice-président en est conscient et veut s’engager pour recréer l’espoir et la sérénité parce qu’aujourd’hui, on sent qu’il y a une sorte de cassure entre les médias indépendants et le gouvernement. Il a ajouté que le premier vice-président veut être un pont entre le gouvernement et les médias indépendants pour créer les conditions normales.

Créer l’espoir par le dialogue

M. Kaburahe a souligné qu’il est conscient que c’est un long processus et que cela va prendre du temps. Et petit à petit, on pourra arriver à des choses positives et concrètes, a-t-il affirmé. Il a rassuré que c’est une excellente initiative de la part du premier vice-président de montrer qu’il a à cœur la question des médias indépendants parce que maintenant chacun est dans son coin.

M. Kaburahe a indiqué que le premier vice-président veut créer l’espoir par le dialogue parce qu’aujourd’hui les ponts semblent coupés. Beaucoup de journalistes ont dû quitter le Burundi, les médias indépendants sont fermés et les médias indépendants détruits n’ont même pas été visités par leurs propriétaires. Il y a toute une procédure qui doit être engagée pour retrouver la sérénité. Il a fait savoir que le premier vice-président en est très conscient et veut à travers ces actions là, dialoguer et comprendre les peurs et les défis des médias indépendants.
M. Kaburahe pense qu’une fois que le gouvernement et les médias indépendants vont s’accorder sur l’essentiel, une solution pourra être trouvée. Il suffit de parler et d’échanger et c’est un pas appréciable, a-t-il martelé. S’il y a eu de torts imputables aux médias indépendants, il a souligné que cela peut arriver. Il faut garder à l’esprit que l’essentiel est de reconstruire une vraie démocratie au Burundi avec des médias indépendants fonctionnels, a-t-il expliqué. En ce qui le concerne, le premier vice-président a encouragé les médias indépendants à travailler comme journalistes professionnels indépendants. La question est de savoir quand les médias indépendants vont ouvrir leurs portes. Le processus est lancé et le plus long voyage commence par le premier pas, a-t-il conclu.

Ezéchiel Misigaro