Office burundais des recettes; Visite du Deuxième vice-président de la République – L’institution réalise des progrès mais connaît quelques problèmes

Le Deuxième vice-président de la République du Burundi, Joseph Butore a effectué une visite à l’OBR (Office burundais des recettes) le lundi 21 septembre 2015. La visite a été une occasion d’avoir assez d’informations sur le fonctionnement de l’institution et les défis auxquels elle fait face. M. Butore a promis qu’ils vont mettre ensemble les efforts pour juguler les problèmes rencontrés.
Les descentes que le Deuxième vice-président Joseph Butore effectue lui permettent de connaître les défis et les progrès réalisés par différentes institutions. C’est donc dans ce cadre, qu’il s’est rendu à l’OBR le lundi 21 septembre 2015. M. Butore a salué le travail qu’effectue le personnel de cette institution.

Il a admiré le comportement de celui-ci particulièrement pendant les quatre derniers mois alors que les conditions sécuritaires n’étaient pas toutes réunies. Il a rassuré que le gouvernement restera aux côtés de l’OBR pour essayer de surmonter les différentes difficultés auxquelles l’institution fait face. La gestion des exonérations est l’une des questions qui préoccupe le Deuxième vice-président. Il promet que, ensemble, ils trouveront une solution.

Un personnel insuffisant

La visite de Joseph Butore a permis au Commissaire général de l’OBR, Domitien Ndihokubwayo de lui brosser quelques problèmes que connaît son institution. Il indique que l’OBR souffre du problème du personnel insuffisant. Cela s’accompagne d’un ralentissement dans le traitement des dossiers, ce qui conduit au non respect des délais convenus. Il évoque également la question de collaboration avec les autres institutions qui interviennent dans la lutte contre la corruption. « Il y a un problème de coordination pour pouvoir lire les lois de la même manière, et rendre le service au contribuable de la même façon en cas de fraude », a dit M.Ndihokubwayo.

L’application des lois qui régissent l’OBR présente aussi des imperfections dues à certaines contradictions dans les lois ou règlements. Cependant, les solutions à ce genre de problème sont proposées sans délai quand il surgit. L’OBR souffre aussi du manque de matériel pour rendre un service de qualité et rapide au contribuable. M. Ndihokubwayo rassure que même si son institution a rencontré des difficultés pendant le deuxième trimestre de cette année jusqu’en août, la tendance commence à se renverser et garde l’espoir d’atteindre les objectifs que s’est fixé l’office.

Alfred Nimbona