OAG; Conférence publique – Sur l’analyse de l’état d’exécution du budget général de l’Etat, exercice 2015

L’OAG (Observatoire de l’action gouvernementale) a animé une conférence publique le lundi 14 septembre 2015 dans le but de jeter un regard sur l’exécution du budget général de l’Etat au cours de l’année 2015. Le constat est que la dette intérieure reste élevée par rapport à la dette extérieure, ce qui entraîne généralement un problème de trésorerie si la question ne trouve pas de solution à temps.
Dans son discours de circonstance, Espérance Nijembazi de l’OAG a fait savoir que depuis près d’une quinzaine d’années, l’OAG publie chaque année une analyse portant sur le budget général de l’Etat. Cette analyse met généralement en exergue des aspects variés du budget de l’Etat, notamment la structure du budget, le rapport entre les allocations budgétaires de l’année en cours et les engagements pris par le gouvernement. L’autre aspect non moins important de l’étude de l’OAG a souligné Mme Nijembazi, concerne le rapport entre les allocations budgétaires de l’année en cours et les normes internationales en rapport les allocations budgétaires en matière de santé, d’éducation, d’agriculture, etc.
Espérance Nijembazi a rappelé que, depuis trois ans, l’OAG a décidé de porter un regard sur l’état d’exécution de la loi des finances, exercice par exercice, au 30 juin de chaque année.

Les recettes et dépenses inférieures à 50% jusqu’au 30 juin 2015

Le consultant qui a réalisé l’étude, Léonce Sinzinkayo, a fait savoir que seules 30% des recettes prévues sont rentrées dans les caisses de l’Etat. Les ressources nationales et les dons extérieurs avoisinent respectivement 50% et 30%. Du côté des recettes fiscales a indiqué M. Sinzinkayo, les résultats ne sont pas du tout satisfaisants. Les recettes non fiscales ont sensiblement diminué à cause de la revue à la hausse de la taxation téléphonique, soit une diminution de plus de 23 milliards de francs burundais par rapport à l’année 2014, a-t-il ajouté.

La dette intérieure largement supérieure à celle extérieure

Dans son exposé, Léonce Sinzinkayo a fait remarquer que si les aides extérieures ne viennent pas vers la fin de l’année, la trésorerie publique en souffrira étant donné les avances de l’Etat à la BRB et la vente des bons de trésor autour de 194 milliards.
Selon M. Sinzinkayo, il n’est pas encore tard pour combler ce manque à gagner pour l’Etat, car, l’habitude des bailleurs est de débloquer leur appui budgétaire vers la fin de l’année.

Amédée Habimana