LA JEUNESSE BURUNDAISE DESOEUVREE; Qu’en dire ? – Cultiver l’esprit de créativité pour sortir du chômage

La majorité des jeunes diplômés peuvent passer plus de cinq ans sans emploi. Car, actuellement l’Etat à lui seul n’est pas en mesure de les embaucher. Ils sont nombreux et les places sont limitées. Pour y faire face, les jeunes devraient s’adonner aux petits emplois ou métiers générateurs de revenus. En ayant à l’esprit qu’il n’y a pas de sot métier. Les bailleurs de fonds et autres opérateurs économiques devraient leur apporter un concours financier.

Au Burundi, la question du chômage juvénile est une réalité. Les jeunes diplômés, filles et garçons, ainsi que ceux qui n’ont pas eu la chance de passer sur le banc de l’école ne trouvent pas directement d’emploi ou métiers à exécuter. Pour cela, certains d’entre eux s’occupent inutilement. Ils se baladent dans les rues de la capitale ou passent leur temps dans les « ligalas ». Là, ils parlent de tout et de rien. C’est une grande perte à la fois pour l’individu et le pays ! Qu’est-ce qu’il faut faire face à cette question qui hante la majorité des jeunes burundais ? Les jeunes doivent comprendre que les choses ont complétement changé. Aujourd’hui, ce n’est pas comme hier ! Il y a quelques années, les élèves finalistes ou universitaires, après leurs études étaient directement embauchés. A cette époque, le nombre d’élèves ou d’étudiants était limité pour des raisons diverses dont la situation sociopolitique et le manque des moyens financiers qui les empêchaient de continuer la formation jusqu’au bout. De plus, la population n’était pas aussi nombreuse qu’aujourd’hui. Ce qui n’est pas le cas actuellement.

L’Etat se retrouve dans l’incapacité

Actuellement, un jeune licencié peut passer plus de cinq ans sans emploi, parce que l’Etat à lui seul n’est pas en mesure de recruter tous les lauréats de différents établissements secondaires et universitaires. C’est ainsi que les jeunes, dotés de diverses connaissances, doivent cultiver en eux un prit de créativité. Il ne faut pas rester les mains croisées croyant que l’on doit absolument avoir un emploi à la Fonction publique. Plutôt, il faut savoir créer de petits emplois générateurs de revenus. En outre, il ne faut pas dénigrer le travail. Puisque, si minime soit-il, il apporte des bénéfices pour l’individu et le pays s’il est bien exécuté.

Les Burundais doivent s’entraider

Dans ce même ordre d’idées, les Burundais doivent s’entraider pour sortir les jeunes diplômés du chômage juvénile. Les bailleurs de fonds et autres opérateurs économiques doivent aider les jeunes dans la planification et la contribution des secteurs centrés sur les projets de développement. Ils doivent les appuyer financièrement pour la bonne marche de leurs activités génératrices de revenus. En effet, il faut mettre en pratique les bons discours et théories pour sortir du chômage et de la pauvreté. Car, il se remarque qu’au Burundi, les experts dans différents domaines concentrent leurs efforts dans l’élaboration des stratégies et théories mais la mise en application de celles-ci laisse à désirer.

Cela fait régresser le pays d’une manière ou d’une autre car le temps et les moyens investis dans cette panification qui ne génère pas directement des résultats positifs coûtent énormément. Pour cela, matérialisons nos forces voire nos talents, chacun en ce qu’il peut, pour sortir des situations ci-haut mentionnées qui font reculer notre pays, le Burundi. Enfin, si la plupart des jeunes désœuvrés trouvent des emplois, cela marquera un grand pas dans la lutte contre le sous-développement du pays. Car, comme disait l’autre, la jeunesse en actions, donc en activité, constitue la fondation de la vie familiale et nationale.
Espérance Ndayikengurutse