ENTRETIEN; Sur la commune urbaine de Ntahangwa – « L’immensité de la commune implique l’immensité des défis à relever »

Dans un entretien avec l’administrateur de la commune urbanie de Ntahangwa, Remy Barampama nous fait savoir que les défis à relever sont nombreux que ce soit au niveau de la sécurité et du développement de la commune. En effet, certaines zones de ladite commune sont caractérisées par de l’insécurité. Il nous parle des stratégies à adopter pour vulgariser la paix et la sécurité dans cette plus grande commune de la province Bujumbura Mairie.
Le Renouveau (L .R) : Vous venez d’être nouvellement élu administrateur de la commune urbaine de Ntahangwa. Quelles sont vos premières impressions ?

Remy Barampama (R.B) : La commune est immense. L’immensité de la commune implique l’immensité des difficultés à rencontrer. L’immensité de la population implique également l’immensité des charges. En plus, cela implique aussi l’immensité des moyens à mettre à la disposition de la commune. Il faut souligner que c’est la plus grande commune de la capitale.

L.R : On remarque un vide du pouvoir et la population se plaint comme quoi il est difficile d’avoir des documents administratifs. Qu’en dites-vous ?

R.B : Même si on n’a pas encore de bureaux et qu’on utilise les anciens bureaux de la zone, les cartes d’identités sont signées. Je signe les papiers administratifs.il n’y a pas de problèmes à cela. Seulement, on attend les logos pour les nouvelles structures administratives afin que tout soit uniformisé et mis à jour. Du reste les gens qui ont des préoccupations se confient à l’administrateur de la commune au chef-lieu de ladite commune en zone Kamenge.
L.R : Qu’en est-il des zones caractérisées par l’insécurité au niveau de la même commune ? Quelles stratégies adopterez-vous pour y remédier ?

R.B : La première stratégie concerne la redynamisation des comités mixtes de sécurité. Il faudra les mettre en place là où ils ne sont pas et les rendre opérationnels. Deuxièmement, la mise en place des responsables des cellules de bases dites « nyumbakumi » car ils aident à contrôler les mouvements de la population.

Notre interlocuteur termine en recommandant à la population d’éviter l’incivisme et l’indifférence. La question de sécurité et de développement local concerne les résidents en premier lieu et non ceux de l’extérieur.
Blandine Niyongere