Droits de l’Enfant; Conditions de vie – L’enfant doit faire l’objet d’un intérêt particulier

Etymologiquement, le terme « enfant » vient du latin ‘infans’ qui signifie « celui qui ne parle pas ». Chez les Romains, ce terme désignait l’enfant dès sa naissance, jusqu’à l’âge de 7 ans. Cette notion a beaucoup évolué à travers les siècles et les cultures pour finalement désigner l’être humain dès sa naissance jusqu’à l’âge adulte. Les enfants ne jouissent malheureusement pas de tous leurs droits pour des raisons diverses.
La Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989 définit de manière plus précise le terme « enfant » : « […] tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ».
L’idée transmise, à travers cette définition et l’ensemble des textes de protection de l’enfance, est que l’enfant est un être humain avec des droits et une dignité.
Ce qui caractérise l’enfant, c’est sa jeunesse et sa vulnérabilité. L’enfant est un être en pleine croissance, un adulte en devenir, qui n’a pas les moyens de se protéger seul.
Aussi, l’enfant doit-il faire l’objet d’un intérêt particulier et d’une protection spécifique. C’est dans cette optique que des textes proclamant la protection de l’enfant et de ses droits ont été adoptés.

Certains enfants vivent dans des conditions déplorables

Dans certains pays, il y a des enfants qui vivent dans des conditions difficiles à décrire. La crise qui a frappé le Burundi a aggravé la situation des enfants dans le pays. Ainsi, aujourd’hui, la plupart des enfants orphelins qui n’ont pas été accueillis dans des maisons d’accueil vivent en situation de la rue. D’autres vivent dans des conditions déplorables. Dans certains quartiers ou villes, les enfants exercent de petits métiers pour trouver à manger.

Les chefs de ménages qui se sont exprimés indiquent qu’ils appellent les enfants qui font le métier d’enlèvement de déchets dans les ménages alors qu’ils y a des adultes qui font ce métier. Pour ces chefs de ménages, il s’agit d’une question de sympathie que de violation des droits des enfants. « Il est question de les aider à trouver de quoi manger ou se vêtir et nous sommes contents de voir ces enfants utiliser leur forces pour vivre ». Péline Ndayisenga dit être témoins d’un chef d’entreprise qui a recruté un enfant sans le vouloir. « Il a refusé, mais ses employés qui savaient les conditions dans lesquelles cet enfant vivait ont insisté. Le patron a cédé sous condition que l’enfant fasse ce qu’il peut et au rythme qu’il veut. Aujourd’hui il est majeur et il s’en réjouit». D’autres enfants sont obligés de se débrouiller pour participer dans la vie de leur ménage, ce qui est contraire à leurs droits.
Alfred Nimbona