ACOREC; Lancement officiel de ses activités Arriver à une harmonie sociale par une véritable réconciliation L’organisation Acorec (Association au cœur de la réconciliation) a procédé le vendredi 11 septembre 2015 au lancement officiel de ses activités a

Arriver à une harmonie sociale par une véritable réconciliation
L’organisation Acorec (Association au cœur de la réconciliation) a procédé le vendredi 11 septembre 2015 au lancement officiel de ses activités au cours d’un atelier de réflexion sur la réconciliation. Les thèmes ayant fait l’objet de débats tournaient autour du vocable « réconciliation ».

Dans son discours d’ouverture solennelle des activités, Isidore Hakizimana président de l’Acorec, a fait savoir que la réconciliation du peuple burundais est une question de préoccupation majeure pour les membres de l’association comme beaucoup d’autres Burundais animés d’un idéal de paix et de justice. M. Hakizimana a indiqué que l’initiative de création de l’Acorec émane d’un groupe d’une quinzaine de personnes désireuses de s’engager à se réconcilier d’abord elles-mêmes, ensuite pour aider les autres à s’engager dans la même voie. Le groupe d’initiative, dit-il, est composé d’hommes et de femmes d’une expérience politico-historique avérée et se veut ouvert à toutes les ethnies.

Les Burundais sont sur la meilleure voie vers la réconciliation

Le président de l’Acorec a rappelé que le Burundi a été marqué par des crises politico-ethniques particulièrement sanglantes depuis 1965 jusqu’à celle de 1993-2008, sans oublier les violences qui continuent à endeuiller le pays. Toutes ces guerres, ajoute-t-il, ont entrainé d’énormes dégâts matériels et humains tant du côté des Bahutu que du côté des Batutsi, et des personnes ont perdu la vie dans des conditions tragiques en raison de leur appartenance ethnique. A un certain moment, les Burundais ont compris qu’il fallait amorcer le dialogue et se mettre à la table des négociations pour mettre un terme à cette spirale de violence, et rebâtir un peuple réconcilié avec lui-même. C’est dans ce contexte que l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation fut signé entre différents partenaires politiques en 2000, rappelle Isidore Hakizimana.
D’où il s’avère très urgent de tracer un cadre de réflexion et de dialogue entre les représentants des différentes communautés. Ici, il voulait dire les Hutu, les Tutsi et les Twa pour échanger en profondeur et en toute franchise sur les tragédies de leur histoire commune dans la voie de la recherche du pardon et de la réconciliation sincère et véritable. C’est pour cela, précise M. Hakizimana, le groupe Acorec multiethnique et œcuménique de Burundais s’est donné comme mission la réconciliation entre eux-mêmes par rapport à leur histoire, mais aussi pour s’engager dans le travail de la réconciliation de leurs concitoyens.
AMEDEE HABIMANA